Le jeudi 29 septembre sera une première journée de mobilisation intersyndicale dans le public comme dans le privé.

Face aux mesures insuffisantes du gouvernement pour faire face à l’inflation, à la poursuite de la réforme de l’assurance chômage, à la volonté de durcir les conditions d’obtention du RSA, la FSU appelle, avec la CGT et Solidaires, à la grève et manifestations le 29 septembre prochain pour une autre répartition des richesses.

Tous les personnels sont concernés par cette grève : enseignant.es, AESH, AED, ATSEM, administratifs…

ACTIONS le jeudi 29 septembre :
- Bourg en Bresse : manifestation intersyndicale à 14h au départ du Champ de Foire-
- Pays de Gex : rassemblement à 10h devant la Sous-Préfecture, 26 Rue Charles Harent à Gex
- Belley : rassemblement place des Terreaux à 10h

La situation inédite d’augmentation rapide du coût de la vie appelle des mesures d’une toute autre ampleur que celles prises jusqu’à présent par le gouvernement. La loi dite « pouvoir d’achat » votée cet été se contente de poser quelques rustines et, à travers les exonérations de cotisations, ampute le salaire socialisé. Dans la fonction publique, la revalorisation de 3,5% de la valeur du point d’indice est en deçà de l’urgence à relever l’ensemble des rémunérations de 10% au moins pour préserver les conditions de vie de tou-tes les agent-es publics, et un plan pluriannuel de rattrapage des pertes subies. De même pour les retraité-es, les 4% de revalorisation des pensions ne correspondent pas à l’inflation, la dégradation de la situation des retraité-es se poursuit. Et les AESH qui pour la plupart touchent moins de 900€ par mois… Ils et elles sont les grand·es oublié·es des annonces ministérielles de rentrée. Il y a urgence à travailler à une nouvelle grille de rémunérations pour leur assurer un salaire à la hauteur des missions qu’ils et elles exercent ainsi qu’à la création d’un vrai statut de la Fonction Publique.

Pour la FSU, la situation impose une négociation sur l’ensemble des grilles de rémunération et de carrière intégrant de nécessaires mesures pour permettre en particulier d’atteindre l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et une indexation du point d’indice sur les prix. C’est un enjeu de société, car il en va de l’attractivité des métiers de la fonction publique, et donc de l’existence de services publics répondant aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire, et de la possibilité de vivre dignement de sa pension.

Pour le gouvernement, le partage des richesses n’est pas une option. Pour preuve, il refuse de rétablir l’impôt sur la fortune, il ne met pas en œuvre une taxe sur les superprofits que d’autres pays ont su imposer, il aggrave la logique d’une fiscalité qui assèche les comptes de l’Etat au profit des grandes entreprises et au détriment des services publics (santé, éducation…) et du financement de la transformation écologique. Par ailleurs, il annonce une nouvelle réforme des retraites qui exige de travailler davantage et qui pourrait conduire à amputer encore davantage le montant des pensions. Il veut également poursuivre la réforme de l’assurance chômage qui va à l’encontre du droit des travailleur-euses d’obtenir des indemnisations chômage justes. De plus, la volonté de durcir les conditions d’obtention du RSA n’aura pour effet que d’affaiblir les conditions d’emploi de toutes et tous. Pour la FSU, l’injustice sociale n’est pas admissible, le partage des richesses est essentiel !

Pour toutes ces raisons, la FSU appelle à participer massivement à la journée de grèves et manifestations du 29 septembre dans le cadre de la journée d’action interprofessionnelle à laquelle appellent aussi la CGT, l’Union syndicale Solidaires et les organisations de jeunesse (étudiants et lycéens).

 

Voici le communiqué intersyndical national :

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